Elle et sa musique
Marre des éternels featurings ! Lynnsha est une artiste à part entière et elle compte bien le démontrer. Avec son nouvel opus, Elle et Moi, la belle martiniquaise nous parle enfin d’elle et ouvre une petite porte sur son cœur. Mélangeant zouk, R&B, funk et rap, elle prouve à ceux qui en auraient douté quelle grande chanteuse elle est. Rencontre.
Tu sors un nouvel album qui s’appelle Elle et Moi. Quel est ton rapport à toi-même ?
Déjà, je vais expliquer pourquoi j’ai donné ce nom à l’album. Mon premier prénom c’est Sophie. Après c’est Lynnsha. Elle et Moi, c’est sur, non pas ma double personnalité, mais les choses que fait Lynnsha et que Sophie ne ferait jamais. En tant que chanteuse, il y a plus de choses que je peux me permettre. Sur cet album, je me suis beaucoup plus dévoilée. Il y a une vraie mise à nue. Parce que le public m’avait peut-être trouvée un peu trop lisse. Et que, maintenant que je suis devenue une femme, il y a des choses dont je peux parler plus facilement. C’est comme une thérapie de donner des choses plus intimes.
Toujours dans ton rapport à toi, le morceau d’introduction s’appelle… « Lynnsha ». Pourquoi ?
Alors là, je remets un peu les compteurs à zéro, les pendules à l’heure. Je suis une jeune femme née en banlieue, originaire de la Martinique. Je dis qui je suis. Je connais mes qualités et mes défauts. Je dis « Stop, arrêtez de me juger sans me connaître, vous ne savez pas qui je suis ». Je n’ai pas de temps à perdre avec les critiques, je fonce vers mes objectifs.
De quelles critiques parles-tu ?
J’ai cru entendre, entre autres, que j’étais superficielle ou plutôt inaccessible. C’est vrai que, quand on fait des clips de R&B, il y a des codes très particuliers. C’est très visuel, très bling bling. Mais c’est juste une histoire, il ne faut pas tout mélanger. La personne qui est dans le clip, ce n’est pas forcément la chanteuse et encore moins la personne qui est derrière. C’est vrai que ça a pu me toucher et me faire de la peine.
Quand on visionne tous tes clips et notamment le dernier, « Je veux que tu me mentes », on voit bien ton évolution vers une femme sensuelle. Comment l’as-tu vécu ?
Je pense qu’en grandissant, on arrive un peu plus à s’affirmer. On se cherche au départ et je pense que là, effectivement, je me suis trouvée. Et c’est vrai que sur ce clip en particulier, j’avais envie de m’éclater. Et c’est la première fois qu’on m’a vraiment laissé me lâcher. Comme j’aime beaucoup le cinéma, jouer la comédie, j’ai adoré représenter ces quatre personnages différents. C’est vrai que j’aime véhiculer ce côté femme car je suis assez sexy et très coquette En grandissant, on fait moins de gaffes. Ça devient plus classieux, plus glamour.
Comment choisit-on les petits morceaux de sa vie pour les mettre en chansons ?
Cet album, c’est une thérapie. Donc c’est les morceaux de ma vie qui m’ont le plus marquée et que j’ai eu le plus besoin d’extérioriser. Le choix s’est fait tout naturellement. Comme par exemple sur le morceau « Si Seulement » , où je m’excuse auprès de mes proches, mon public. Parce qu’on ne m’a pas spécialement appris à extérioriser mes sentiments. Les personnes qui sont autour de moi et que j’aime, je le leur dis très rarement. Je donne peu de marques d’affection. Je me sens très mal à l’aise quand on me prend dans les bras. Comme je le chante, « j’essaie d’être une meilleure femme que ça. »
Mots clés: Elle et Moi, Lynnsha,