Authentik + 1 an
Quel parcours ! Un an déjà que l’album Authentik est sorti et déjà, la jolie Kenza Farah est une star du R&B français. Son histoire a de quoi faire rêver beaucoup d’entre nous. Et c’est loin d’être fini puisque la jeune marseillaise est actuellement en studio pour enregistrer le second opus ! Petit flash-back en compagnie de l’intéressée…
Un an après Authentik, un premier bilan ?
J’ai encore du mal à réaliser. Je n’ai vécu que du bonheur cette année. C’était le plus beau cadeau du monde de pouvoir sortir cet album et que le public l’aime aussi. Pendant la tournée, j’ai été super surprise de l’accueil si chaleureux de tous les gens. Ils étaient tous là ! Mais ce n’est pas une raison pour s’arrêter de travailler…
Comment as-tu vécu un si grand succès ?
Au début, j’avais un peu de mal à y croire parce que ça m’est un peu tombé dessus sans prévenir. Il y a eu un peu un effet boule de neige. Je suis super fière avant tout. Mon histoire est assez atypique puisque les gens me connaissaient avant même que je ne sorte un seul titre. Il y a deux ans de ça, il y avait déjà des gens qui passaient mes titres sur leurs portables alors que mon album n’avait pas encore vu le jour. Ils se sont échangés mes sons et les ont fait vivre…
« Je me bats » a eu une vie très longue pour un single. Pourquoi ?
Ce titre, c’était un peu une manière de me présenter, d’expliquer qui je suis, pourquoi je suis là et ce que j’ai envie de faire. Je pense que les gens m’ont sentie aussi sincère que ce morceau autobiographique. J’ai même eu des personnes malades qui m’ont écrit pour me dire que ce morceau les avait aidés. Mais c’est vrai que, du coup, je n’ai pas sorti beaucoup de singles en un an. On a préféré s’attarder sur l’album en lui-même.
2007-2008 a vu l’explosion des artistes R&B féminines. Quel regard portes-tu là-dessus ?
Je suis contente de voir que le R&B féminin évolue. Nous sommes toutes tournées vers la même cause : pousser les jeunes filles à oser monter sur scène, à faire leur métier sans peur et avec respect. Dans mon cas particulier, je n’ai pas eu l’impression que le chemin ait été court et facile. Ca fait neuf ans que je tourne sur Marseille et ça n’a pas été simple de faire sa place.
Tu es signée chez Karismatik, un label de rap. Quels sont tes rapports avec ce milieu ?
Déjà, j’écoute énormément de rap. C’est pour ça que je suis très influencée par cette culture. Je chante sur des prods qui sont faites pour des rappeurs à la base. Et puis c’est quelque chose qui me parle, qui me touche. Pour moi le rap c’est de la poésie. J’ai également fait pas mal de featurings rap, comme la « Lettre du Front » avec Sefyu. Mais à chaque fois, ce n’a été que des choix du cœur, des personnes dont je respectais la carrière.
Tu travailles actuellement sur un nouvel opus. Comment sera la nouvelle Kenza Farah ?
C’est clair qu’il y aura de l’évolution. Mais en un an, on ne change pas du tout au tout. J’ai ouvert ma musique donc je vais faire appel à plus de producteurs. Mais ça restera moi. Pour le moment, j’en suis juste à l’écriture, je rentre en studio en août. C’est sûr que je suis un peu stressée de ne pas plaire au public. Mais le principal, c’est de faire comme on le sent et de rester honnête.
Mots clés: Authentik, Kenza Farah,