Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-settings.php on line 398

Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-settings.php on line 413

Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-settings.php on line 420

Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-settings.php on line 455

Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-includes/cache.php on line 99

Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-includes/query.php on line 21

Deprecated: Assigning the return value of new by reference is deprecated in /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-includes/theme.php on line 576

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-settings.php:398) in /var/www/wwwroot/rap-and-groove.com/wp-includes/feed-rss2.php on line 8
Rap N Groove http://rap-and-groove.com Un blog utilisant WordPress Thu, 16 Oct 2008 14:46:53 +0000 http://wordpress.org/?v=2.5.1 en Koba Ali - Tu Mens http://rap-and-groove.com/clips/clips-rnb/koba-ali-tu-mens/ http://rap-and-groove.com/clips/clips-rnb/koba-ali-tu-mens/#comments Tue, 07 Oct 2008 12:36:37 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=141 [There is a video that cannot be displayed in this feed. Visit the blog entry to see the video.]

]]>
http://rap-and-groove.com/clips/clips-rnb/koba-ali-tu-mens/feed/
test video http://rap-and-groove.com/clips/clips-rap-francais/test-video/ http://rap-and-groove.com/clips/clips-rap-francais/test-video/#comments Wed, 01 Oct 2008 14:00:23 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=140 [There is a video that cannot be displayed in this feed. Visit the blog entry to see the video.]

]]>
http://rap-and-groove.com/clips/clips-rap-francais/test-video/feed/
Elle et sa musique http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rnb/elle-et-sa-musique/ http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rnb/elle-et-sa-musique/#comments Wed, 10 Sep 2008 10:13:56 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=133 Marre des éternels featurings ! Lynnsha est une artiste à part entière et elle compte bien le démontrer. Avec son nouvel opus, Elle et Moi, la belle martiniquaise nous parle enfin d’elle et ouvre une petite porte sur son cœur. Mélangeant zouk, R&B, funk et rap, elle prouve à ceux qui en auraient douté quelle grande chanteuse elle est. Rencontre.

Tu sors un nouvel album qui s’appelle Elle et Moi. Quel est ton rapport à toi-même ?

Déjà, je vais expliquer pourquoi j’ai donné ce nom à l’album. Mon premier prénom c’est Sophie. Après c’est Lynnsha. Elle et Moi, c’est sur, non pas ma double personnalité, mais les choses que fait Lynnsha et que Sophie ne ferait jamais. En tant que chanteuse, il y a plus de choses que je peux me permettre. Sur cet album, je me suis beaucoup plus dévoilée. Il y a une vraie mise à nue. Parce que le public m’avait peut-être trouvée un peu trop lisse. Et que, maintenant que je suis devenue une femme, il y a des choses dont je peux parler plus facilement. C’est comme une thérapie de donner des choses plus intimes.

Toujours dans ton rapport à toi, le morceau d’introduction s’appelle… « Lynnsha ». Pourquoi ?

Alors là, je remets un peu les compteurs à zéro, les pendules à l’heure. Je suis une jeune femme née en banlieue, originaire de la Martinique. Je dis qui je suis. Je connais mes qualités et mes défauts. Je dis « Stop, arrêtez de me juger sans me connaître, vous ne savez pas qui je suis ». Je n’ai pas de temps à perdre avec les critiques, je fonce vers mes objectifs.

De quelles critiques parles-tu ?

J’ai cru entendre, entre autres, que j’étais superficielle ou plutôt inaccessible. C’est vrai que, quand on fait des clips de R&B, il y a des codes très particuliers. C’est très visuel, très bling bling. Mais c’est juste une histoire, il ne faut pas tout mélanger. La personne qui est dans le clip, ce n’est pas forcément la chanteuse et encore moins la personne qui est derrière. C’est vrai que ça a pu me toucher et me faire de la peine.

Quand on visionne tous tes clips et notamment le dernier, « Je veux que tu me mentes », on voit bien ton évolution vers une femme sensuelle. Comment l’as-tu vécu ?

Je pense qu’en grandissant, on arrive un peu plus à s’affirmer. On se cherche au départ et je pense que là, effectivement, je me suis trouvée. Et c’est vrai que sur ce clip en particulier, j’avais envie de m’éclater. Et c’est la première fois qu’on m’a vraiment laissé me lâcher. Comme j’aime beaucoup le cinéma, jouer la comédie, j’ai adoré représenter ces quatre personnages différents. C’est vrai que j’aime véhiculer ce côté femme car je suis assez sexy et très coquette En grandissant, on fait moins de gaffes. Ça devient plus classieux, plus glamour.

Comment choisit-on les petits morceaux de sa vie pour les mettre en chansons ?

Cet album, c’est une thérapie. Donc c’est les morceaux de ma vie qui m’ont le plus marquée et que j’ai eu le plus besoin d’extérioriser. Le choix s’est fait tout naturellement. Comme par exemple sur le morceau « Si Seulement » , où je m’excuse auprès de mes proches, mon public. Parce qu’on ne m’a pas spécialement appris à extérioriser mes sentiments. Les personnes qui sont autour de moi et que j’aime, je le leur dis très rarement. Je donne peu de marques d’affection. Je me sens très mal à l’aise quand on me prend dans les bras. Comme je le chante, « j’essaie d’être une meilleure femme que ça. »

]]>
http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rnb/elle-et-sa-musique/feed/
Retour aux premières amours http://rap-and-groove.com/a_la_une/retour-aux-premieres-amours/ http://rap-and-groove.com/a_la_une/retour-aux-premieres-amours/#comments Wed, 10 Sep 2008 09:36:12 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=131 Non, Lord Ko n’est pas qu’un entertainer ou un faiseur de tubes ragga dance-hall. On l’oublie trop souvent, le Lord a commencé les deux pieds dans le hip hop. Et il y revient aujourd’hui avec Koss, un street album où les beats sont lourds et les textes percutants. Retour sur la carrière en or massif d’un business man du rap…

Tu sors un street album plus rap, plus dark, Koss….

Et j’en suis très fier. Parce que j’ai passé du temps dessus. Et la différence avec mes autres albums, déjà, c’est que c’est un album de rap. Toujours avec de petites vibes jamaïcaines parce que c’est dans ma nature. Pourquoi du hip hop ? Peu de gens le savent, mais j’ai commencé ma carrière par un groupe de rap, en 1990, il y a 18 ans. L’une des autres raisons c’est que ça me permet d’aborder plus de thèmes. Le ragga c’est un débit rapide, des morceaux clubs, donc on ne peut pas aborder tous les sujets. C’est un album très personnel qui parle de mon vécu, de mon expérience.

Tu parles de thèmes que tu n’avais jamais abordés avant. Lesquels ?

Je me suis rendu compte que j’avais une image d’entertainer. Je fais des morceaux sur lesquels les gens s’éclatent. Mais c’est un peu trop réducteur. Au bout d’un moment, j’ai un vrai vécu, des choses à dire et l’envie d’en parler. Sur ces morceaux, par exemple, je parle de la nécessité pour les jeunes qui viennent des banlieues d’être reconnu et de faire de l’argent. Parce que l’argent c’est aussi un moteur, qui permet de réaliser des projets, de créer des emplois, de prendre des initiatives. Pour moi, l’argent, c’est un booster de rêve.

En parlant d’image, l’année dernière, tu as fait un morceau avec Clara Morgane. Avec du recul, ça t’a fait plus de bien ou de mal ?

Ça aussi c’est bling bling ! C’est une meuf qui brille (rires) ! C’était un risque que j’assume encore aujourd’hui. C’est elle qui est venue me voir pour que je la produise. Pour elle, c’était comme si elle réalisait un rêve. En plus, j’ai accepté de le faire pour elle parce qu’elle a une image forte. Contrairement à ce que les gens peuvent penser, beaucoup de monde l’apprécie. Il y a des gens qui sont prêt à tout lui pardonner. C’est aussi un côté glamour que j’aime bien utiliser dans mes clips. Et puis je trouvais ça marrant. J’aime bien me mettre en danger. Ça reste une bonne expérience. J’ai aussi été réalisateur et producteur. Mais je ne vais pas me spécialiser dans la reconversion d’ex du porno. Il y en a d’autres qui m’appellent. Mais il faut faire gaffe, faut doser (rires) !

Tu vas faire partie de la tournée des NTM. Comment as-tu vécu ce retour ?

Je trouve que c’est une bonne chose. Le morceau qui m’a fait connaître en France, en 1998, c’était « Ma Benz ». Si on est reparti pour un tour, c’est bon ! Ça va faire plaisir aux gens. Et, au-delà de tout ça, ça correspond à une génération, il y a un phénomène social derrière. À plus d’un titre, ça a du sens. Et puis c’est une belle aventure. Je sais que j’ai appris plein de choses à leur contact et j’attends avec impatience ces gros concerts. En plus, c’est un phénomène un peu nouveau de voir des rappeurs vieillissants, plus matures, qui ont déjà goûté au succès… Il y a plus de maturité dans les discours, sans laisser tomber le côté subversif. Comme dans mon nouvel album, qui n’a rien de consensuel, lui non plus !

]]>
http://rap-and-groove.com/a_la_une/retour-aux-premieres-amours/feed/
Sefyu http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/sefyu-2/ http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/sefyu-2/#comments Wed, 10 Sep 2008 09:26:11 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=129 Depuis Qui Suis-Je ? Sefyu est estampillé MC hardcore, nouvel espoir du rap français ou mascotte underground des ados. Peut lui importent les étiquettes, il remplit les salles et vend ses CD comme des petits pains. Suis-je le gardien de mon frère ?, son dernier opus, nous donne une nouvelle preuve de sa force de frappe. Rencontre avec un tueur des mots.

Premier album : Qui Suis-Je ?, second album : Suis-je le gardien de mon frère ?… Aujourd’hui tu t’es trouvé ?

Au moins, je me connais beaucoup mieux. À travers les différentes expériences, les studios, les concerts entre le premier et le second album, j’ai rencontré énormément de personnes. Lors des débats et conférences, on a abordé pas mal de mes thèmes du premier album. Vu que j’ai une certaine proximité avec les gens, je n’hésite pas à demander leur point de vue. C’est ça qui me permet d’avancer. J’ai énormément encaissé, écouté les différents témoignages et ça m’a énormément aidé à mieux me connaître. Quand certains jeunes disent que nos textes ont de l’impact sur leur façon d’être et leur quotidien, ça fait réfléchir. Ces différentes expériences m’ont permis de me remettre encore plus en question aussi.

« Suis-je le gardien de mon frère ? » est un texte sur la fraternité. Tu parlais aussi des mères et des sœurs dans « Un Point C’est Tout ». Quel est ton regard sur la famille ?

C’est vrai que j’ai tendance, sans m’en rendre compte, à évoquer des thèmes assez familiaux. Des thèmes sociaux aussi. « Suis-je le gardien de mon frère ? », c’est plus une symbolique. Ça signifie qu’en tant qu’exemple, que grands frères, grandes sœurs, parents ou même amis, on a tous une responsabilité. On doit soutenir nos amis, notre famille. Leur dire leurs torts aussi. Je répète souvent que ça aurait pu être « Suis-je le gardien de mon fils, de ma sœur… », et ainsi de suite. J’estime qu’il y a une dégradation vis-à-vis d’autrui. On fait moins attention aux personnes qui nous suivent. Ces personnes sur lesquelles on est censé avoir une influence positive, qu’on doit emmener vers de plus hautes sphères. Moi je vis dans un quartier et on est toujours responsable des uns et des autres. On est dans une bulle et on est toujours à l’affût du petit qui va mal traverser ou quelque chose comme ça…

Le titre de ce morceau vient aussi d’une réplique du film New Jack City, non ?

Oui, un film culte des années 80. À un moment, le grand frère, chef de gang, entraîne son petit frère avec lui. Et ce dernier commence à devenir plus important que lui. Donc il attend la moindre petite erreur pour l’assassiner. Et moi, c’était vraiment une scène qui m’a marqué. Il l’assassine alors que c’est lui qui l’a amené à ce niveau-là. Donc, quelque part, il n’a pas assumé tout ce qu’il a fait pour son frère.

Avoir été un éducateur social, ça a influencé ton message ?

Oui, bien sûr ! Parce que, quand on commence à écrire et qu’on est moins connu, on est un peu dans notre bulle. On ne se rend pas compte de l’impact des mots. On les triture, on les torture, on joue avec le verbe. Et puis après, on se rend compte qu’il peut y avoir des erreurs d’interprétation, de compréhension, voire même d’articulation. On emploie un argot qui n’est pas toujours forcément accessible à tous. Au début, j’avais une écriture très stéréotypée, très spéciale. Par la force des choses, j’ai compris que le public était plus varié que la stricte banlieue. Ça va de Paris à Lyon, Grenoble, les Antilles, le Sénégal, le Gabon… C’est vrai qu’il faut faire très attention à la manière dont tu utilises les mots.

Et à l’utilisation des sons aussi ! Je pense à « Au pays du Zahef » où il y a énormément de bruits de flingues. Pourquoi ?

Il y a une phrase qui revient très souvent dans le rap, c’est : « Le savoir est une arme ». Moi, je me suis servi de ce gimmick de chargeur pour expliquer qu’on peut s’en servir pour du bien comme pour du mal. Sur ce morceau-là, j’ai essayé de mettre le chargeur dans différent contexte. En multipliant les « clac-clac » : « En 6ème sur l’école, je voulais clac-clac, j’ai compris que c’était sur mon avenir que je clac-clac. » C’est vrai que dans le rap, le risque c’est que tout soit pris au premier degré. Qu’on pense que je charge pour rien. Mais je pense que quand on rentre dans le fond du morceau, on se rend vite compte qu’il y a plusieurs sens. C’est ça aussi que je veux montrer aux gens : qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Il faut apprendre à connaître les gens, ne pas se limiter au paraître. Moi j’essaie d’amener les gens vers le fond.

Tu fais partie de ces artistes qui sont disque d’or et remplissent les salles sans être à la télé ni à la radio. Le fait que cet album soit attendu, c’est une revanche pour toi ?

Oui et une belle ! Je veux que cet album-là soit symbolique. Je m’appuierais moins sur un succès commercial. Je veux montrer qu’en terme de rap, si cet album réussit à être entendu, ça pourrait changer pas mal de choses.

Parmi tes combats, tu te bats aussi contre le communautarisme, notamment à travers le morceau « 3ème Guerre »…

Oui, c’est quelque chose qui me gène énormément. Les politiciens font tout pour nous remettre dans ces formes de communautarisme en parlant d’immigration choisie, de quotas, de discrimination positive. On divise forcément quand on applique des critères. Et en plus, il y a un effet pernicieux : quand on parle de discrimination positive, je me sens concerné. Parce que même si je suis né et que j’habite sur le territoire français, on me fait sentir appartenir à une autre case, pas celle des Français. C’est pour ça que certains jeunes rejettent leurs cartes d’identité nationale et revendiquent appartenir aux pays de leurs parents, qu’ils ne connaissent pas toujours. Quand on rejette les gens, ils s’enferment, se mettent en marge et créent leurs propres règles.

Et ce serait quoi cette troisième guerre ?

La troisième guerre, c’est un peu celle des communautés qui ont œuvré pour la France à la fin de la seconde guerre mondiale. On leur a promis paix, prospérité, liberté, égalité et fraternité. On les a parqués dans des cités. On ne les a considérés que pour leur force de travail. On ne les a jamais intégrés. On ne leur a jamais demandé une force mentale. Et on les a mis tous ensemble. Ce qui crée forcément des tensions puisqu’ils ne se connaissaient pas avant. C’est pour ça que, dans les quartiers, il y a même du racisme entre arabes, noirs, portugais…

Finalement t’as un message « peace and love »…

Un peu oui. Mais le rap c’est un cliché à la base, pour les gens. Quand on rappe, on met une casquette, on est un jeune de cité qui ne sait même pas s’exprimer. Nous-même n’aidons pas à casser ces clichés. Comme on ne veut pas de nous, on ne fait pas d’efforts pour sortir de notre enfermement. Mais finalement, moi j’ai un message, comme tous les artistes, tous les poètes. C’est juste la forme du rap qui est mal considérée. Et ça nous met dans une case, ça nous freine.

Dernière question de simple curiosité : qui est le jeune qu’on entend sur « Suis-je le gardien de mon frère ? »

C’est mon petit frère ! J’ai joué le jeu jusqu’au bout. Je l’ai amené en studio, je lui ai fait écouter le titre et je lui ai demandé de m’accompagner sur le morceau. Je pense que ça pourra l’aider à comprendre certaines choses. Quitte à en faire profiter quelqu’un autant que ce soit le principal intéressé.

]]>
http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/sefyu-2/feed/
VICELOW http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-us/vicelow/ http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-us/vicelow/#comments Wed, 10 Sep 2008 08:55:57 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=127 Difficile de s’imposer comme artiste solo quand on a fait partie d’un groupe aussi marquant que le Saïan Supa Crew. Vicelow, l’homme de zouk, homme de soukous a décidé de se lancer, comme ses potes Leeroy ou Sly The Mic Buddah. Avec un talent certain, il vient de sortir sa Blue Tape, une mixtape étonnante de créativité. En attendant l’album…

Premier essai solo avec cette Blue Tape. En quoi le Saïan Supa Crew t’a aidé à en arriver là ?

Je dois tout au groupe. Sincèrement, c’est parce que j’ai rencontré les autres que j’ai fait du rap à ce niveau-là. J’ai toujours kiffé l’écriture et les performances. Mais pour moi, c’était surtout un prétexte d’être sur scène. L’exposition, ça me faisait rêver. J’étais un fan de Michae Jackson, je dansais beaucoup. Mais tout seul, je n’aurais pas eu la force et la confiance de décoller aussi haut.

Comment t’es venue cette envie de solo ?

Avec la fin du groupe. La vibe entre nous s’est dégradée au fur et à mesure. C’était assez pesant parce que ce n’est pas arrivé du jour au lendemain. Parfois, je faisais des morceaux solos dans mon coin. Pendant longtemps, je n’arrivais pas à créer si ce n’était pas Saïan. Alors quand il n’y a plus rien eu, j’ai bien été obligé de m’y mettre, même si, à un moment, j’ai voulu carrément arrêter le son. J’avais tellement d’estime pour les mecs de mon crew que je ne voyais pas l’intérêt de continuer sans leur soutien. Aujourd’hui, je me rends compte j’ai toujours eu cette envie individuelle mais que ça m’arrangeait de me reposer sur le Saïan.

Alors comment t’es tu remis à l’écriture ?

Je m’y suis remis parce que je n’avais pas le choix. Archie Chepp m’a demandé de partager une scène. Puis Jean-Michel Rotin. C’était des promesses que je me devais d’honorer. Puis, l’année dernière, j’ai fait un son sur une compile. C’était mon premier morceau solo en dix ans. J’ai alors rouvert mes cahiers et j’ai découvert que j’avais plein de textes jamais utilisés.

Comment ton projet a-t-il été accueilli ?

Je savais que mon projet allait être hybride. Ce n’est ni un album ni une street tape basique. C’est à la fois bâtard et underground. Du coup, peu de gens m’ont soutenu. J’avais alors besoin d’une structure pour sortir ça en indépendant. Pendant cette période, j’ai aussi tenté de me retrouver, de savoir ce que je voulais qu’on voit de moi et ce dont j’étais réellement capable. Pour le nom de la structure, Blue Bab, ça part d’un surnom que me donnait un pote, « blue babine », parce qu’il trouvait que j’avais une grosse bouche, que tout mon art sortait de là, de ma bouche et bleu pour la couleur de l’encre…

Tu as plusieurs personnages dans ton escarcelle. Peux-tu nous les présenter ?

Alors il y a Mister Pom Pom, en mode plus léger, bling bling, second degré, gros macho. Il y a l’Homme de l’Est, le côté rappeur, MC, freestyle, egotrip, performance, flow. Et il y a l’homme noir à lunettes, c’est moi, Vicelow.

Comment as-tu mixé tous ces univers en musique ?

Ça a été assez compliqué en effet. Il était important pour moi qu’on voit toutes mes facettes. Alors j’ai un peu fait mes armes sur cette tape, avant l’album à venir. Pour donner l’optimal, j’ai dû prendre le risque d’essayer. Malgré ma carrière, je n’ai pas les éléments pour qu’on sache quel artiste je suis. Alors j’ai mélangé rap, funk et zouk. C’est un peu du hip hop hybride venant des Caraïbes.

]]>
http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-us/vicelow/feed/
Un son West Coast venu du grand Nord http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/un-son-west-coast-venu-du-grand-nord/ http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/un-son-west-coast-venu-du-grand-nord/#comments Wed, 10 Sep 2008 08:40:32 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=125 Le Canada ne nous a pas toujours apporté le meilleur niveau hip hop (et encore pire niveau chanson française !). Heureusement, voilà Vaï. Ex acolyte de K-Maro au sein du groupe LMDS, le rappeur n’est pas seulement beau comme un dieu. Il rappe comme un ricain sur de grosses prods qui claquent. Difficile de ne pas accrocher !

Tu arrives en France avec « Ma Raison », ton second album. Peux-tu expliquer comment tu es venu au rap ?

Les premiers MC’s que j’ai écoutés, c’était au Maroc. On écoutait Dr Dre, Snoop Doggy Dogg, les Lost Boyz. Puis, quand je suis arrivé à Montréal, en 1993, il y avait une amie qui avait organisé une soirée avec une scène. Je suis monté dessus, j’ai pris le micro. Et quand je suis redescendu, j’ai décidé que l’expérience n’allait pas s’arrêter là. J’ai commencé à écrire. Et c’est là que je suis vraiment devenu MC.

Quand tu as commencé, quelles ont été les principales difficultés ?

En 1994, c’était difficile parce que le rap venait à peine de commencer à Montréal. Je me suis fait connaître grâce à beaucoup de scènes. J’ai fait par mal de shows et me suis fait bien connaître avec mon groupe LMDS. C’est là qu’on s’est fait remarquer et signer.

Sur cet album, il y a une vraie urgence, comme si tu devais te battre pour le hip hop…

C’est exactement ça. Je rappe depuis 1994. C’était très dur au départ et ce jusqu’à dernièrement. Sur le titre « Ma raison », j’explique à quel point le rap est important dans ma vie. La chanson décrit bien les difficultés que j’ai rencontrées tout au long de ma carrière. Pour moi, c’était important d’informer les gens.

« Djamer » est un morceau sur tes origines. Pourquoi était-ce important pour toi d’en parler ici ?

J’ai vécu treize ans au Maroc donc c’est quelque chose qui va toujours m’influencer dans ma manière d’écrire. C’est là-bas que j’ai passé toute ma jeunesse. Où j’ai appris toutes les valeurs qui me portent aujourd’hui. Je reste marqué par l’éducation de mes parents. Et au niveau de la musique, forcément, je suis très attiré par les instruments à cordes.

Comment vis-tu tes différentes nationalités ?

La chanson dit qu’on est marocain mais que notre son est montréalais avec une couleur franco-américaine. Et c’est cette couleur que j’ai essayé d’apporter sur tout l’album.

Comme on ne te connaît pas très bien en France, quelle est ta place dans le rap canadien ?

Street Life, mon premier album, n’est sorti qu’au Canada. Et il a très bien marché. J’ai un public là-bas, qui attend avec impatience ce second album. Ce qui s’est passé c’est que Street Life n’est sorti qu’en indé. Et quand j’ai commencé la prod de Ma Raison, Warner m’a approché. Ce qui me permet aujourd’hui d’avoir un deal en international.

En France, les artistes canadiens sont plus R&B que rap, comme K-Maro. Comment vois-tu cela ?

Je pense qu’il y a beaucoup de talents à Montréal. Les gens ont particulièrement aimé le son canadien de K-Maro et son personnage. Comme Marc Antoine. Je pense que les Français aiment bien les mélanges de cultures.

]]>
http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/un-son-west-coast-venu-du-grand-nord/feed/
Petit Pec est devenu grand http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/petit-pec-est-devenu-grand/ http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/petit-pec-est-devenu-grand/#comments Wed, 10 Sep 2008 08:35:46 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=123 Des années que son blaze circule sur des tas de compiles (Écoute la rue Marianne, Ghetto Truands & Associés…) et de featurings (Smoker, Lalcko…). Et pourtant, Al Peco ne sort son premier album que maintenant ! Comme on s’y attendait, ColonizaSon est à la hauteur des attentes et le punchliner engagé n’a rien perdu de son gnac.

Quand on écoute les morceaux, on se rend vite compte de ton amour de l’egotrip…

Oui. C’est ça le rap ! C’est pour ça que je n’apprécie pas les belles plumes qui ont un flow monotone. Ça me saoule. Pour moi le rap c’est faire vivre les mots, les faire danser, surprendre. J’aime le flow, la punchline, l’exercice de style, la performance, la créativité, la création. Il faut proposer. On est des espèces de magiciens des mots. Ce côté-là est délaissé en France au profit d’un discours représentatif des problèmes…

Justement parmi tes punchline, sur « Waraba Peco », tu dis « Mon rap n’a pas de fonction ni éducative ni morale. »

Oui, on me la ressort souvent celle-là ! Je parlais uniquement pour ce morceau-là. Je ne parle pas de mon rap en général. « Marianne » ou « Petit Nègre », ce sont des morceaux plus thématiques, où il y a un truc à retenir. Là, sur « Waraba Peco », je dis : « On est dans la folie seulement. » Il n’y a que des punchlines sur ce morceau, d’ailleurs. Et c’est bon, on aime.

Tu es passé par la fac et tu évoques souvent tes diplômes dans tes textes. Pourquoi ?

Ce n’est pas pour me vanter. C’est pour expliquer clairement qu’aujourd’hui, il y a plein de rappeurs qui sont allés à l’école, qui travaillent, qui ont leur vie à côté. C’est trop dommage de réduire le rap à ces clichés de prison, banlieues, vulgarité. Moi je n’ai pas fait de prison, j’ai fait des études que j’ai réussies brillamment. J’en suis fier. Je ne vais pas me brider parce que ça ne fait pas bien. C’est important pour moi que le petit Mamadou Keita qui écoute Al Peco, il se dise : « Ah, le grand frère, il a un diplôme. Mes parents me saoulent avec l’école mais lui il fait du rap et il a aussi déchiré à l’école. Donc c’est possible. » Il est dommage qu’il n’y ait aucun grand frère qui peut prouver qu’on n’est pas condamnés à être des imbéciles.

Ce qui est original chez toi, c’est que dans le flow et l’énergie, il y a un vrai côté gangster. Et dans les textes, il n’y a pas cette gangsta attitude…

C’est clair que c’est très paradoxal. Je suis très « cash lyrics ». Je ne tourne pas autour du pot. Mais d’un autre côté, il y a le discours qui dit : « Va au school, fais ton Scarface mais avec des bons moyens, intelligemment. » Je suis à la fois foufou, plus conscient et revanchard par rapport à la situation des immigrés. Je peux aussi être très dur vis-à-vis de l’Afrique. Il faut qu’on arrête de dormir. Il faut qu’on se prenne en main nous-mêmes. On a notre part de responsabilité dans cette situation. Pas de langue de bois, de langue de pute, je dis ce que je pense. La démagogie, c’est ce qui m’énerve le plus.

Sur « Braquer Notre Chance » et « Hallal Scarface », tu présentes un message trés libéral, basé sur le « construis-toi toi-même », comme certains gros rappeurs américains…

À un moment, il faut arrêter d’être faux cul. On est tous là pour faire de l’argent. Le côté gauchiste, social, il faut arrêter. Aujourd’hui, s’il devait y avoir une branche ni de droite ni de gauche, j’en serai. Aujourd’hui, si certaines communautés ne sont pas respectées, c’est économique. Si on peut aujourd’hui dire certains trucs sur l’Afrique, c’est parce qu’on ne pèse rien sur la balance. Si demain l’Afrique construit des voitures, fabrique des téléphones portables, on ne va pas nous voir de la même manière. Prenons-nous en main.

]]>
http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-francais/petit-pec-est-devenu-grand/feed/
L’enfant soldat devenu rappeur http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-us/l%e2%80%99enfant-soldat-devenu-rappeur/ http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-us/l%e2%80%99enfant-soldat-devenu-rappeur/#comments Wed, 10 Sep 2008 08:07:15 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=121 En un album, Warchild, il a mis tous les rappeurs pleurnichards à l’amende. Emmanuel Jal n’a besoin de rien pour faire du rap hardcore, sa vie parle pour lui. Enrôlé de force à sept ans dans la guerre civile du Soudan, à treize ans, il est déjà un vétéran. Avec un flow naturel et une énorme force de caractère, cet éternel réfugié s’est fait une place dans la cour des grands.

Comment est né Warchild ?

J’ai commencé à travailler en 2005 avec le titre éponyme de l’album, « Warchild ». Parce que je crois que j’ai quelque chose à apporter au hip hop, que ma contribution peut être bénéfique. Je ne fais pas du hardcore mais ma vie a été assez hard pour que j’en parle sans avoir besoin de mentir.

Quelle est ton histoire personnelle avec la musique ?

J’ai commencé à faire de la musique quand j’étais au Kenya. Ca m’a servi de thérapie. Cela me rendait heureux. J’ai commencé à l’église, à travers le gospel. Gua, mon premier album sorti en 2005, m’a permis de vraiment sortir la tête de l’eau. Ça m’a poussé ver le haut. J’ai participé au gros concert de Live Aid à Londres. Ca m’a donné l’opportunité de parler de mon pays, de ce que j’avais vu, de ce que j’avais vécu et de ce que j’étais.

Dans Gua, ton premier opus, tu ne parlais pas de ta vie d’enfant soldat. Pourquoi ?

Je ne sais pas trop. Je sais juste que je ne voulais pas que les gens sachent d’où je venais. Ce n’était pas de la honte car je n’ai pas honte de ce que je suis. Je n’étais peut-être pas encore prêt à en parler.

Et maintenant que tu es capable d’en parler, que ressens-tu ?

Ça a été très thérapeutique pour moi. J’ai enfin réussi à me battre et à vaincre mes cauchemars et mes démons. Ma sœur a pleuré quand elle a entendu cet album parce que c’est de la vérité crue. Je ne parle pas juste de mes états d’esprit mais d’une réalité très dure. L’expérience, c’est l’école de la vie. On le sait quand on a été en enfer. Je n’ai pas eu la chance d’étudier donc je rappe mon histoire pour les autres réfugiés.

Si tes textes sont bruts et durs, tes musiques sont très gaies. Pourquoi ?

Je veux inspirer les gens, pas les déprimer. Donc, les musiques que j’ai choisies sont forcément heureuses. C’est également pour ça que j’ai repris le titre « Many Rivers To Cross ». Pour dire qu’il ne faut jamais laisser tomber. Si je n’avais pas été de l’avant, je serais perdu aujourd’hui.

Tu as un titre qui s’appelle « 50 Cent » où tu lui reproches son message guerrier…

Et il n’est pas le seul visé ! Les rappeurs ont une énorme responsabilité envers les gamins qui les écoutent. Pour moi, la guerre n’a rien d’amusant. Oui, il faut en parler mais pour en expliquer les conséquences, pas pour en faire l’apologie. Les gens ne se rendent pas compte de ce que c’est de tuer quelqu’un pour de vrai. Après, je donne juste ma propre opinion, je ne fais pas la leçon.

Quelle suite à Warchild ?

Warchild, c’est fini, derrière moi maintenant. Le prochain album sera pour ma mère. Pour lui montrer que je suis encore en vie et ce que je suis devenu. Je ne sais même pas où elle est enterrée aujourd’hui. Ce sera une célébration de la vie. Je veux honorer les gens qui sont encore là et qui, après toutes ces horreurs, ont réussi, comme moi, à vivre leur propre vie.

]]>
http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rap-us/l%e2%80%99enfant-soldat-devenu-rappeur/feed/
Le mélange détonnant de Beyoncé et J-Lo http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rnb/le-melange-detonnant-de-beyonce-et-j-lo/ http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rnb/le-melange-detonnant-de-beyonce-et-j-lo/#comments Wed, 10 Sep 2008 08:01:56 +0000 admin http://rap-and-groove.com/?p=119 L’été dernier, une jeune américaine d’origine dominicaine enflammait les dancefloors avec son « Whine Up », en featuring avec Elephant Man. Depuis, la jeune Kat Deluna a donné un grand coup de pied dans la fourmilière pop-R&B en y insufflant un grand vent d’énergie. Rencontre exclusive avec une working girl d’à peine 20 ans.

Comment as-tu commencé à chanter ?

C’est quelque chose de très naturel chez moi. J’avais trois ans quand c’est devenu une véritable addiction. À l’école, au même âge, je m’étais inscrite à une compétition de chant que j’ai gagnée. Et à cinq ans, j’en ai gagné une autre en chantant une chanson espagnole.

Tu soulignes souvent que tu sais chanter de l’opéra. Pourquoi ?

Parce que peu de gens savent le faire. Et, contrairement à ce que beaucoup pensent, moi je trouve que c’est cool d’avoir cette capacité-là. J’ai étudié longtemps la musique classique, à la New Jersey High School. J’étais première soprano. Cette pratique, cet entraînement m’ont donné beaucoup plus d’ampleur dans la voix. Et c’est tout naturellement que j’ai mis, très discrètement, quelques notes d’opéras dans quelques-uns de mes morceaux, comme « In The End » ou « Love Confusion ».

Pourquoi avoir participé si jeune à tant de concours de chants ?

Pour l’expérience. Se mesurer aux autres très tôt, ça m’a permis de grandir plus vite. De s’endurcir aussi. Il a été facile pour moi de devenir une bonne interprète avec le temps. Mais il a été beaucoup plus difficile de trouver un label qui veuille me signer. Parce que, à travers les concours, ils m’ont vu interpréter les titres des autres, pas les miens !

Comment as-tu construit ce premier album ?

Très rapidement. En un mois, c’était dans la boîte. Ça s’est fait très facilement pour moi qui écrivais depuis l’âge de neuf ans. Je n’y ai mis que de nouveaux titres par contre, créé sur le moment, en studio. Il y a d’anciens morceaux que j’ai très envie de mettre dans mon second opus.

Quels ont été tes mentors ?

Mon père et ma mère, bien sûr, quand j’étais plus jeune. Puis j’ai rencontré quelqu’un de J&B Productions, un mec qui s’appelle Edmund et qui m’a énormément poussée à arriver où je suis aujourd’hui. Sinon, je suis un vrai bébé. Alors tout le monde me donne toujours son avis et j’écoute tout le monde avec grand intérêt. Quand j’ai fait une tournée avec Cyndi Lauper, elle m’a énormément appris aussi. Mes modèles sont des gens comme moi, des travailleurs acharnés. Je ne dors jamais et j’admire les femmes comme Beyoncé et J-Lo qui ont tout fait pour être au top et y sont arrivées.

Ton album s’appelle 9 Lives. Peux-tu nous expliquer en quoi le chiffre 9 est important pour toi ?

C’est un chiffre qui m’a suivie toute ma vie. J’ai vraiment commencé à chanter à l’âge de neuf ans. J’ai frappé à la porte de neuf maisons de disque avant d’être signée. Et puis c’est un chiffre symbolique, qui porte en lui une valeur très universelle. Et comme mon but, c’est de devenir une artiste internationale, ça tombe bien !

]]>
http://rap-and-groove.com/interviews/interviews-rnb/le-melange-detonnant-de-beyonce-et-j-lo/feed/